Menu

12 nov. 2008

Fascinantes monnaies d'afrique


Musée de la Monnaie Paris
Collection du Musée
Parcours des Mondes 2008


La collection de poids et de tous les objets qui ont trait à la monnaie Or du royaume Akan appartenait à Henri Abel , administrateur maire d'Abidjan de 1947 à 1952 et dont la femme en fit don en 1980 au Musée de la monnaie.Cette collection offre un ensemble de poids d'une qualité exceptionnelle .
Par « monnaie », on entend tout instrument utilisé pour acheter des biens et des services. La monnaie remplit trois fonctions principales. Elle est d’abord un moyen d’échange et de paiement, mutuellement reconnu, qui permet aux acheteurs et aux vendeurs d’échanger des biens et services. Elle est ensuite une unité de compte, c’est‑à‑dire un étalon de mesure, qui permet à ces derniers de déterminer la valeur des biens et des services. Elle a également la fonction de réserve de valeur : elle peut être économisée et mise en réserve de façon fiable, et utilisée de manière prévisible une fois récupérée. Il est également souhaitable que la monnaie ait une valeur stable et qu’elle soit difficile à contrefaire.

l'exposition aborde le domaine très particulier des poids à peser l'or et nous donne à voir l'attirail complet qui permettait de commercer avec pour monnaies la poudre d'or extraite des abondantes mines du royaume Akan au Ghana ainsi que la branche de Côte d'Ivoire qui occupait la zone Sud est du pays jusqu'au pays baoulé.On peut ainsi découvrir les balances , les poids , les boites qui servaient de contenant ainsi que les cuillères qui permettaient le prélèvement de la poudre .


Les poids quant à eux surprennent le visiteurs car ils apparaissent sous des formes figuratives animales , végétales ou antrpomorphes , représentant tout ce qui existait alors dans l'univers Akan . Leur valeur pondérale n'est pas évidente bien que ces figurines ont toutes une équivalence de poids ;


Ici une présentation des Ustensiles faisant partie du DJA ( Noeud) ou tissu noué autour des objets faisant office de "porte monnaie"
On distingue la petite balance faite d'un fléau et de 2 plateaux en laiton , une boite contenant la poudre d'Or, une cuillère servant à prélever cette poudre , un van ou fanfa servant à prélever une plus grosse quantité d'or , un poids figurant le crocodile

Le noeud représentatif du la sagesse du souverain qui est apte à trouver des solutions aux problème -Noueud spécialement conçu pour fermer le Dja un poignard -une gourde en calebasse entourée de vannerie-
Une queue d'éléphant -une hache - un serpent arboricole - un scorpion
un caméléon - un oiseau- une antilope
des personnages


Poids non figuratifs de formes géométriques

on remarque une croix ( svastica) souvent représentée sur les poids et que l'on appelle chez les Akans de l'est de la Côte d'Ivoire " la main de singe" ( asoasa) qui symbolise la ruse ou crocodiles croisés (djinjé blafou) qui symbolise le pouvoir (Niangoran- Bouah )mais qui est aussi interprétée comme le féminin et le masculin , suivant qu'ils tournent à droite ou à gauche ( T Garrard . )

les étalons

la graine d'Abrus précatorius : utilisé comme carat pour peser l'or pour son poids constant

un ensemble de godets empilables les uns dans les autres et connus sous le terme de " pile de Charlemagne" .

Les paléo monnaies :


par cela on entend les monnaies qui ont eu cours en afrique telles les Cauris , les perles , les métaux échangés sous forme de manilles ou de cloches , de simples bandelettes de tissus qui servaient à honorer les impôts , aux pagnes indigos et autres épingles à cheveux en passant par "le dollar des sables "


Manilles et Cauris

Les manilles de laiton servaient de monnaie d'échange ainsi que les cauris notamment dans le commerce des esclaves

Manilles sortes de bracelets de cuivre ayant servi de monnaieà Grand basam (Côte d'ivoire )
et qui furent fabriquées en Angleterre , Birmingham , Liverpool et à Nantes

Cauris (coquillages-monnaie en usage du XVI au XXè siècle ; très fiables car inimitables


Cloches doubles sans battant collectées en 0ubanga en 1899

Ces cloches qui servaient aux danses étaient également une "monnaie " d'échange pour l'aquisition d'esclaves , le règlement des compensations matrimoniales,et figuraient parmi les présents qui accompagaient les défunts de haut rang.

Les pagnes indigos :dont la valeur augmentaient selon l'itensité du Bleu

les Gabbaks : rouleaux de coton tissé en bandelettes étroites sur les métiers à tisser firent fonction de monnaie au Sahel, du Soudan à l'Afrique centrale.
Ces rouleaux servaient à payer le tribut au souverain dès le XIVè siècle . Au début du XXè les montagnards du Cameroun continuaient à payer leurs impôts avec ces tissus.

Les perles de verre furent importées en Afrique orientale et australe comme monnaie d'échange dès 300 ans avant notre ère. Selon l'époque, les principales sources d'approvisionnement étaient l'Égypte, l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe. Les caravanes de marchands arabes les apportaient à l'intérieur depuis la côte de l'océan Indien.

Les perles , verroterie fabriquée à venise furent également Monnaies d'échange dans les pays Africains

Bibliographie
Trilogie de Niangoran Bouah

Bronzes et autres alliages d'André Blandin

Poids Akans à peser la poudre d'Or : Collection Abel

Pour cette exposition remarquable du Musée de la monnaie à Paris il a été fait appel à Josette Rivallain Ethnologue Docteur ès lettres,maître de conférences au musée de l'Homme, au Muséum national d'histoire naturelle, laboratoire d'Ethnologie (Paris). Elle a enseigné treize ans dans les universités africaines francophones et réalisé de nombreux travaux de terrain sur les activités artisanales et les usages monétaires traditionnels

photos de l'auteur
extraits du dossier de presse

pour plus d'informations sur le sujet

voir le site du musée de lyon

Aucun commentaire: