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22 juin 2007

"Objets Blessés " expo au Quai Branly

Jusqu'au 16 septembre
L'Afrique accorde une valeur propre à l'objet réparé.

Il est chargé d'émotion , d'objet- ordinaire il devient objet- mémoire.


Ainsi pour ce Masque Sirige du Burkina faso dont la lame a été brisée et réparée par l'application d'une fine couche de métal et clouée ;on peut aprécier la minutie de l'artisan , souvent le forgeron, qui a fait en sorte de laisser apparaitre les évidements de la lame. par ce travail il témoigne de l'attachement particulier à conserver ou retrouver l'integrité de cet objet.
l'ojet rituel comme le masque support d'un culte réclame que l'on réactive son pouvoir au moment de la cérémonie . Il n'est pas conçu pour durer dans le temps.

On parle ici de réparation et non de restauration

Cette calebasse Bozo du mali témoigne à elle seule de
l'attachement de son propriétaire. Les réparations consistent à réparer les fentes par des ligatures enserrant plusieurs fibres végétales.
On remarquera le soucis esthétique dans la régularité des "coutures", qui permet de garder une beauté presqu'intacte à l'objet et lui redonner la fonctionalité qu'il avait perdue.


Toutes ces blessures , ne sont - elles pas en quelques sortes une preuve de l'authenticité de l'objet? Pourquoi alors seuls les objets intacts figurent dans nos musées? les raisons des choix ne sont pas toujours si evidentes et découlent souvent de considérations plus mercantiles qu'esthétiques . Autant de questions qui justifient cette exposition.

photo calebasse: catalogue de l'expo

lire le billet de Destoursdumonde

Artscape.fr

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