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11 janv. 2007

Ousmane Sow au Quai Branly






Le 13 Janvier prochain dans le cadre de conférences "les grands témoins" qui se déroulent le samedi matin au Théatre Lévi Strauss , nous pourrons rencontrer Ousman Sow , Sculpteur Sénégalais
"Bien que sculptant depuis l'enfance, c'est seulement à l'âge de cinquante ans qu'il fit de la sculpture son métier à part entière. Mais la kinésithérapie qu'il exerça jusque là n'est sans doute pas étrangère au magnifique sens de l'anatomie que l'on trouve dans son œuvre. Durant toutes ces années d'activité, il transforme la nuit son cabinet médical et ses appartements successifs en ateliers de sculpture, détruisant ou abandonnant derrière lui les œuvres qu'il crée. Jusqu'à sa première exposition, organisée par le Centre culturel français de Dakar en 1987, on ne connaît rien de sa création, si ce n'est un bas-relief, aujourd'hui disparu, exposé en 1966 au premier Festival des Arts nègres, et l'extrait d'un film d'animation qu'il avait lui-même réalisé et qui mettait en scène des petites sculptures animées. Six ans seulement après cette première exposition à Dakar, il expose à la Dokumenta de Kassel en Allemagne. Et en 1995, le Nouba assis et le Nouba debout clôturent l'exposition organisée à Venise, au Palazzo Grassi, à l'occasion du centenaire de la Biennale.C'est en 1984, inspiré par les photos de Leni Riefenstahl représentant les Nouba du Sud Soudan, qu'il commence à travailler sur les lutteurs de cette ethnie et réalise sa première série de sculptures : Les Nouba. En 1988, naîtront Les Masaï, en 1991 Les Zoulou, et enfin, en 1993, Les Peulh. Entre temps, en 1989, il réalise pour la commémoration du Bicentenaire de la Révolution française, deux groupes de sculptures : Marianne et les Révolutionnaires, et Toussaint-Louverture et la Vieille Esclave. Toujours, il sculpte sans modèle. Sa matière, il l'invente. En une savante alchimie, il laisse macérer pendant des années un certain nombre de produits. Cette matière est pour lui une œuvre en elle-même, une matière qui le rend presque aussi heureux que la naissance de la sculpture elle-même. Il l'applique sur une ossature faite de fer, de paille et de jute, laissant à la nature et au matériau sa part de liberté, ouvrant la porte à l'imprévu. Une attitude fondamentalement artistique, mais africaine aussi.Peut être faut il rappeler qu'il est avant tout Africain et plus particulièrement Sénégalais. Car sa vie autant que son œuvre sont aujourd'hui profondément ancrées dans son pays. Il n'imagine pas de pouvoir sculpter ailleurs qu'au Sénégal. Et, alors qu'il vécu une vingtaine d'années en France, plus rien ni personne ne pourrait lui faire quitter sa terre africaine.Depuis le succès de la grande exposition du pont des arts à Paris en 1999, où Ousmane Sow nous présentait la très impressionnante série sur la bataille de Little Big Horn, il a décidé de faire réaliser des bronzes de ses sculptures. " La mère et l'enfant " de la série Masaï, " Le Nouba debout " et la danseuse aux cheveux court " de la série Nouba, toutes trois coulées aux fonderies de Coubertin étaient présentées au printemps dernier au Musée Dapper.A la demande de Son Excellence Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, Ousmane Sow travaille actuellement sur un projet rêvé il y a une quinzaine d'année qui pourra peut-être voir le jour : " Le nègre sortant du volcan ", auquel Ousmane Sow pense donner le titre de " L'Homme Libre ", cette sculpture devrait être installée en haut d'une des Mamelles de Dakar, face au continent Américain.Cet Homme Libre, tenant sa femme par la main, avec un enfant dans les bras, symbolisera le digne retour de l'esclave au pays natal;"
commentaire fait à l'occasion de l'exposition

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