12 avr. 2014

Les grands Maîtres Africains Muséum Rietberg. Zürich


                          Jusqu'au 1 juin 2014 cette exposition sera présentée au Musée du Quai Branly en 2015
                                                                  Les Grands Maîtres 

                                                                      Arts de la Côte d'Ivoire
200 ans d’art africain et quelque 200 chefs-d’oeuvre de plus de 40 artistes – pour la première fois, une exposition est dédiée à des personnalités d’artistes de diverses générations et régions d’Afrique de l’Ouest et aux oeuvres qui leur sont attribuée
                                                                   

                                                              


Cette présentation contredit l’opinion encore largement répandue selon laquelle les principes esthétiques seraient étrangers à l’art africain et qu’il ne connaîtrait pas d’artistes individuels, mais uniquement des «ateliers tribaux» où travaillaient des sculpteurs anonymes.
Le rôle social des artistes, de leur idéal esthétique et de sa transposition dans la sculpture sont des thèmes essentiels, qui méritent d’être étudiés. Il est temps de découvrir les grands maîtres de l’art Gouro, Dan, Sénoufo, Lobi, Baoulé ainsi que ceux des régions lagunaires – des sculptures et des masques d’une force et d’une beauté impressionnantes.
L’exposition, qui présente des prêts provenant de trois continents – notamment du Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire – a été réalisée en commun par Eberhard Fischer, ancien directeur du musée, et Lorenz Homberger, dont cette exposition constitue le couronnement de trente ans de carrière au poste de conservateur des collections de l’Afrique au Musée Rietberg. Après Zurich, cette exposition sera présentée à Bonn, à Amsterdam et à Paris.
En collaboration avec la Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn.


Texte extrait du site du Rietberg Muséum 
Crédits photos ': même site



8 avr. 2014

Vente de la Collection Blandin chez Lombrail -Teucquam

La vente a eu lieu samedi 5 avril 2014  et voici quelques résultats qui confirment la grande qualité des pièces récoltées dans les années 1970 à 1980 Par André Blandin en Côté d'ivoire et les pays limitrophes et l'attrait grandissant d'un public de connaisseurs !


Trois magnifiques jambières Gurunsi ou Frafra
Elles sont portées par paire par les femmes
La jambière du milieu  présenteraient des organes genitaux masculins 
Celle de droite presente un crocodile et serait d'origine Nuna groupe apparente aux Gurunsi
Cette dernière provient d'une galerie Parisienne et provient d'un grand collectionneur 


 Cette superbe chevillere BWA  du Burkina Faso en fonte d'aluminium à la belle patine brune et qui a la perticularite De de présenter à l'avant la représentation du danseur DWO porteur du masque de feuille

" ce métal introduit en Afrique au début du siècle provient des pièces de monnaie Anglaises, culasses de moteur et des centaines de milliers de couverts importés pour la traité"
Extrait du Livre d'Andre Blandin ' Afrique de lOuest Bronze et autres alliages page 63 
Long 18cm estime entre 400 et 500€
Adjugé à 1300€


Deux Bracelets Senoufo ornés d'une représentation de tortue
Ces bracelets sont  portes par les femmes sur ordre du devin suite à un rêve ou la rencontre en brousse avec cet animal
Dans la mythologie la Tortue porte le monde sur le dos elle est le symbole de la sagesse et de la connaissance ( cf J. Lagache)
Estimés  250/350€ b  vendus 250€


Très rare Bravelet à Grelot Baoule Côté d'ivoire
Estime 200/220€ vendu 780€



TORQUE DE FOUILLE ET BRACELET à têtes de serpent. Ces deux objets trouvés en pays Lobi sont à présent attribués aux Gan.
 Il est probable que le bracelet ait également été trouvé dans des fouilles fortuites puis lavé et réutilisé par les Lobi.
Extrait du catalogue
Estimés 800 /1000€


photos Catalogue de la vente


1 mars 2014

Étrier de Poulie côté d'Ivoire


D'un bois Blond , ce type de poulie de métier à tisser originaire de Côté d'Ivoire 
À été collecte dans l'ethnie Djimini  dans le nord est du pays




8 févr. 2014

Lesson explorateur



                      

La ville de Rochefort en Charente Maritime est une ville au passé maritime très riche
Les deux frères Lesson Pierre Adolphe et René Primevère y sont nés au XIX siècle ! Tous les deux firent leurs études à l'école de médecine , le premier était chirurgien de marine , le deuxième médecin et enseignant en pharmacie.
C'est de la qu'ils partent pour des expédiions scientifiques , René Primevère sur la Coquille de 1822 
à 1825 comme responsable Zoologique , Pierre Adolphe quant à lui s'embarque sur l'Astrolabe de 
1826 à1829 charge de la Botanique .
il laisse derrière lui ses écrits sur les lieux et peuples rencontres qu'il décrit avec minuties s'intéressant aux rites et coutumes , mais aussi sur la vie à bord , faisant de ce fond documentaire d'une richesse exceptionnelle .
À sa mort  il lègue à la ville les 1800 volumes de sa bibliothèque , tous ses carnets et les objets qu'il a rapporté du Pacifique que l'on peut voir au Musée Municipal de Rochefort musée Hébre de Saint Clément 

Une mine d'or pour les chercheurs

Depuis peu ce "fond"à été entièrement numérisé pour apparaître au catalogue collectif de France
On y trouve des trésors notamment des écrits sur les îles Tahiti et Fidji de 1820 faisant découvrir à ces peuples des indications inconnues deux jusqu'à présent .

Une exposition est annoncée pour du 28 mars au 28 juin à la médiathèque de Rochefort
Intitulée 
                         PAPIERS D'OCEANIE


Crédit photos : médiathèque de Rochefort
Crédit documentaire : Sud Ouest

Ci dessous un Mokomokai  : dessin de Pierre Adolphe Lesson d'après une tête rapportée par son frère René Primevère 



     

17 déc. 2013

Ousman Sow à l'Academie des Beaux-Arts

Le 11 décembre 2013 le grand Sculpteur Sénégalais est admis à 78 ans  à la grande institution qu'est l'Academie des Beaux-Arts couronnement de son immense talent.

Trente ans après Léopold Sedar- Senghor ancien président du Sénégal et sous la présidence duquel les Arts Africains furent mis à l'honneur pour la première fois en 1960 à Dakar , il est entre sous la coupole 

 Connu pour ses séries de sculptures monumentales consacrées aux ethnies africaines (noubas, peuls, masaï, Zoulou).il proclame « Mon élection du 12 avril 2011 a d’autant plus de valeur à mes yeux que vous avez toujours eu la sagesse de ne pas instaurer de quota racial, ethnique ou religieux pour être admis parmi vous (…)  Comme mon confrère et compatriote sénégalais Léopold Sédar Senghor, élu à l’Académie française il y a trente ans, je suis africaniste. Dans cet esprit, je dédie cette cérémonie à l’Afrique toute entière, à sa diaspora, et aussi au grand homme qui vient de nous quitter, Nelson Mandela. »


En 1999, l’exposition de ses œuvres, dont la série Little Big Horn, sur le Pont des Arts, à Paris attire trois millions de personnes !

 en l'honneur de son combat pour l'abolition de l'esclavage . 
La ville de La Rochelle ville du commerce triangulaire avec saint Domingue lui a commandé une grande sculpture de Toussaint Louverture 

9 oct. 2013

Musée Barbier Mueller



                                                               EXPOSITION BAGA

                                                       Du 17 Octobre 2013 à Mars 2014




    Masque Autel


Exposée pour la première fois, la collection de masques, statuettes, tambours et sièges baga de Guinée du musée Barbier-Mueller, la plus importante en mains privées, offrira un aperçu emblématique de la production artistique baga. De l’Europe jusqu’aux États-Unis, les artefacts baga ont fasciné des générations d’artistes (Picasso, Giacometti, Moore), reconnaissant dans leurs propriétés formelles, monumentales et géométriques la quintessence même de la beauté. Dimba, un buste féminin colossal en bois, ainsi que le masque serpentiforme Bansonyi, font partie de ces chefs-d’oeuvre


     Masqque Dimba


L’on sait peu de choses des pratiques rituelles et des représentations religieuses, antérieures à l’implantation du christianisme et de l’islam, qui leur donnaient sens. Le catalogue accompagnant l’exposition, rédigé par l’anthropologue David Berliner, professeur à l’Université Libre de Bruxelles, propose de remédier à ces lacunes ethnographiques, tout en montrant que les sociétés  littorales de Guinée maritime restent, jusqu’à ce jour, héritières de leur ancienne culture religieuse, avec ou sans objet.



   Masque Serpentiforme Bansonyi

Photos et texte du site du musée Barbier-Mueller





4 oct. 2013

les Marionnettes BOZO ( Mali)



      Retour sur une belle vente


L'exposition des Marionnettes BOZO de Pierre Robin se poursuit jusqu'au 14 Avril.Galerie Liberal Bruant 7503 Paris



Vous verrez rarement une telle profusion de masques et découvrirez des objets nouveaux, curieux, originaux, d'une qualité plastique singulière.Dans ses jaillissements parfois burlesques de membres ou d'appendices et ses explosions de couleurs bigarrées, cet art si profondément Africain s'impose comme un art primitif authentique



Les Bozo peuplent une partie des rives du Niger (Mali).

On les appelle "les maitres de l'eau".Issus d'une lignée de noblesse de l'empire du Ghana au XIè siècle, ils sont devenus pêcheurs et bateleurs parmi des populations de d'agriculteurs et d'éleveurs

La Cérémonie du Sogobo
Dans la région de Ségou, existe une tradition ancestrale : le théâtre des marionnettes qui sortent lors du Sogobo, réjouissance populaire, dans les villages du Mali ; mais cette fête est bien plus qu’un simple spectacle de marionnettes : d’autres arts interviennent comme la musique, la danse et le chant, avec une participation active du public, notamment pour les danses collectives. La grande variété des marionnettes en constitue aussi l’une des caractéristiques : pourtant elles ne vont pas se succéder en une série de tableaux sans liens : elles prennent vie dans le cadre de tout un scénario, soigneusement imaginé par les organisateurs. Le SOGOBO est un art global, une performance …

Les spectacles ont lieu la journée( tiefedow) ou le soir (Sufe dow).Parfois on assiste à des spectacles sur le fleuve, les marionnettes étant embarquées sur les pirogues ou jouent dans l'eau ( poisson ou hyppopotame).
les marionnettes sont parfois de très grandes dimensions .Elles sont sculptées par les forgerons comme partout en Afrique mais elles sont la proprité des jeunes.
Chaque marionnette a une signification particulière

les marionnettes

Elles ont un rôle éducatif et ludique:mises en scène lors de contes relatifs à la maternité,aux forces de la nature, aux gévies de la brousse, au monde invisible animal et humain


Les Bozo, à travers leurs Marionnettes considèrent leur spectacle comme un moyen de communication qui dirige les énergies créatrices de la société .
voir le site "détoursdesmondes"
la galerie Loeb spécialisée dans les marionnettes bozoRand africa art

On distingue 2 types de marionnettes
les Manin : Marionnettes à forme humaines

-Yayoraho : de couleur jaune vif , elle représente la fertilité et la famille . Selon l'âge la position des seins est différente.

-Fula Mousso :Symbole de la femme Peule, belle infidèle et légère.


Tubatu Kun : visage blanc , colon qui exploite et oppresse.


Les Sogow : marionnettes animalières
clic :zoom


















le monde animal est très représenté : chaque animal à une signification particulière


- Diawara : le lion, représente l'autorité politique
-Suruku : la hyène , connait l'avenir ,

-Koté Kono , l'oiseau calao au grand bec , est le juge équitable

Saga : le bélier /-Tango : l'antilope /-Sigi Mis : le buffle /-Bama : le crocodile /-Malikono : l'oiseau /-Banikono : La cigogne ....

Cet art est encore vivant dans les villages au Mali, notamment autour de Ségou.

Il participe d’une culture populaire toujours vivante, puisant au tréfonds de l’imaginaire bamana, bozo et marka : une expression sociale intime, celle où des communautés villageoises réaffirment leur lien identitaire et les valeurs sociales auxquelles elles croient.

Pourtant cet art est menacé : organisé par les TONW (associations traditionnelles regroupant tous les jeunes dans les villages), il connaît une désaffection certaine, à la fois pour des raisons économiques (difficulté à financer les marionnettes et l’organisation de la fête), et idéologiques : le message qu’il véhicule concerne peu les populations urbaines

.Ainsi, bon nombre de maliens n’ont jamais assisté à un SOGOBO, n’en connaissent pas le contenu, ou n’accèdent plus à la significations des différentes marionnettes.Comme il est pratiqué sur un temps très court (2 jours et 2 nuits en général) à la fin de la saison sèche et/ou la fin de la saison des pluies, et à usage unique des villageois sans publicité, cet art est peu accessible.
Pour le public étranger, il est difficile, voire impossible, d’approcher cet aspect de la culture malienne, sauf à lire quelques ouvrages spécialisés quasiment introuvables.

Une Exposition à lieu en ce moment à Ségou ( mali)
L’objectif de cette Exposition est donc double : - mettre en valeur et faire connaître par le public malien et étranger une des composantes essentielles de la culture malienne - Un objectif artistique : que « l’art de la marionnette » soit considérée comme une discipline à part entière dans le paysage artistique malien et suggérer des pistes de ré appropriation de ce patrimoine, notamment dans la création contemporaine

Contenu de l’Exposition


Présentation de 42 pièces : marionnettes ou masques , avec leur environnement complet pour certaines : avec mannequins ou carcasses- Présentation de 9 instruments de musique et accessoires nécessaires au SOGOBO- Chacune des pièces est accompagnée d’une description, et d’un aperçu rapide de sa signification dans le spectacle : il n’est pas de pièce insignifiante, toutes sont chargées de sens ! Un cartel donne les explications nécessaires à chaque SOGO - Un ensemble de panneaux commentaires permettent au visiteur de comprendre le déroulement et le sens d’un SOGOBO, avec des détails sur son organisation pratique ou le mode de fabrication des marionnettes par exemple-

Une partie de l’Exposition est dédiée aux rapports avec l’art contemporain : y sont présentées des œuvres d’un jeune plasticien (Amadou SANOGO) , d’un « naïf » (David Coulibaly) et des marionnettes créées pour son spectacle contemporain par Yaya Coulibaly, animateur de la Troupe de Marionnettes connue internationalement-
Animation sur le site : travail de sculpteurs, visites commentées et interventions de SOGOW .



Cette Exposition est la première de ce type, jamais proposée au public au Mali. Seuls des musées étrangers ont abordé le thème : Lisbonne, Amsterdam, Brighton,








(extrait du site africinfo.org )